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Lied ohne Ende

Un lys m’apparut au beau hasard d’un livre
Un vertige ami, le frisson du ravin
Quand l’être se fêle et se délivre…
Un lys noir me vint.


Je vis son calice enlacer une rime
D’un poème antique – écho d’un désespoir
Vieux comme mon cœur, chagrin que je réprime
Dans l’ombre du soir.



J’écoutais Psappha sous la plume d’une autre
Chanter ses amours, la morsure du feu
Et l’obscure fleur, de ces flammes l’apôtre,
M’en offrait l’aveu.


Un souffle infusait mon lys noir comme l’encre.
Je vis palpiter – ô subtile vapeur !
Les mots sous mes doigts, me désirant pour ancre
Malgré ma torpeur.



Les parfums brûlants du spectre d’un poème
Se firent baisers, dans l’ivresse des yeux
De ma fleur fantôme au soupir anathème
D’un siècle sans dieux.


« Viens, viens donc à moi ! » glissait à mon oreille
La brume d’un corps qui fut autrefois lys
Femme sous la fleur, évoquant à merveille
L’âme d’Éleusis.



Paupières closes, ses mains sur mon visage,
J’écoutais le flot du poème lascif
Par sa voix offert comme affolant breuvage
À mes nerfs à vif.


Gr…

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